Un float-tubeur à l’affiche!!

La semaine dernière, Edouard avait été à la rencontre de Thierry, vendeur chez Alcedo Plerin et organisateur des Seabass Games. Cette fois, c’est Gilles qui a interviewé Julien Himbert, un float-tubeur vendéen, membre de l’équipe de France de pêche en Float-tube : :

 

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Salut julien peux tu te présenter en quelques lignes?

J’ai bientôt 26ans et presque autant d’années à arpenter les eaux de la région ligérienne (département de la Loire Atlantique).

Avec un père et grand-père pêcheur ainsi qu’une maison familiale au bord de la rivière, moi et mon frère David avons été initié très tôt à cette passion de la pêche. Depuis, le virus s’est développé et nous passons beaucoup de notre temps libre au bord de l’eau. Je crois qu’il s’agit d’un besoin vital et la présence de l’eau est pour nous un véritable remède.

Comment en es tu venu à te mettre à la compétition?

La compétition est arrivée un peu par hasard dans ma pratique de la pêche. De nombreux amis s’étaient à l’époque lancés dans l’AFCPL et la discipline du float-tube où de nombreuses épreuves se déroulaient sur les lacs vendéens. Inévitablement nous avons fini par participer à l’une d’entres elles (St Vincent sur Graon en 2009) pour ensuite se lancer sur le circuit dès 2010.

La compétition a apporté un réel plus sur notre vision de la pêche en nous poussant à voyager et découvrir de nouvelles eaux. Elle demande une remise en question permanente sur l’ensemble des espèces carnassières. En soit il s’agit d’un véritable moteur pour un pêcheur désireux d’évoluér dans ses pratiques et connaissances.

Quelle est ta méthode de pêche préférée?

Je n’ai pas à proprement parler de pêche préférée bien que le Sandre soit l’espèce visée en priorité par l’état actuel des choses. En effet, nos eaux vendéennes et ligériennes regorgent de ce poisson et produisent tous les ans de gros sujets, inévitablement je me suis spécialisé sur sa recherche. Après, selon les saisons, je le traque aussi bien en verticale, qu’en diagonale, linéaire, dandine ou au poisson-nageur. Il s’agit d’un poisson sur lequel il faut sans cesse s’adapter et c’est ce qui rend sa pêche si attrayante mais également parfois si déroutante.

Maintenant, le brochet occupe également une grande place dans mon coeur et si nos eaux bénéficiaient de populations plus conséquentes, il s’agirait sans aucun doute d’une pêche régulièrement pratiquée. Aujourd’hui, après avoir goûté aux eaux étrangères, je le recherche uniquement sur des sites adaptés par le biais de voyage ou de séjour pêche.

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Comment vois tu l’évolution dans le monde de la pêche?

Etant présent dans le monde associatif depuis plusieurs années, aujourd’hui je vois d’un bon oeil son évolution.

Les mentalités changent et les pêcheurs ont désormais pris consciences de l’intérêt de la protection des ressources. AAPPMA et fédérations militent désormais plus facilement sur des projets de préservation et d’amélioration des milieux. Certaines idées passent mieux et bien que beaucoup de choses sont encore à améliorer, en travaillant dans la concertation et le respect de toutes les classes d’âges et de toutes les pratiques de la pêche, nous y arriverons. D’autant plus que les nouvelles normes Européennes vont pour une amélioration de la qualité de l’eau, la réhabilitation des frayères, etc…

Si on arrive à tout mettre dans le même panier et à travailler efficacement tout en dialoguant, nos populations piscicoles devraient que mieux s’en porter.

Peux tu nous parler de ta présence en équipe de France?

Depuis la création en 2012 du Gn Carla, une sélection Equipe de France est faite annuellement dans les différents univers que sont le float-tube, le bateau et la pêche du bord. Jusqu’à aujourd’hui, j’ai eu la chance de faire partie du groupe France et c’est un honneur de pouvoir représenter son pays, je remercie d’ailleurs toutes les personnes qui me font confiance pour cette sélection.

Maintenant, par le fait que nous sommes le seul pays où un véritable championnat existe, cette sélection n’est que figurative et nous travaillons pour l’organisation d’une rencontre avec d’autres pays.

Je n’aurai peut-être pas l’occasion de participer à une épreuve internationale, pour cela il faut pouvoir rester en haut de tableau, mais il est certains que les prochaines sélections ont des bonnes cartes à jouer. Les compétiteurs sont de plus en plus nombreux avec un niveau qui s’élève et des pêcheurs qui grandissent, la relève arrive et certains jeunes poussent déjà à la porte.

Un petit mot pour la fin?

Que dire si ce n’est que la pêche doit rester de la pêche, il est à chacun de trouver son pied sur ce qu’il recherche: loisir, carpe, compétition, carnassiers, etc… Nous avons en France un réseau hydrographique important où chacun peut s’adonner à sa passion, à son niveau et à son rythme. Les réseaux sociaux et internet poussent aujourd’hui les pêcheurs a toujours vouloir plus en s’identifiant à des pratiques ou idées. Ils veulent plus de poissons, toujours plus gros alors que chaque région n’est pas logée à la même enseigne.

A la pêche il n’y a aucun secret, pour obtenir des bons résultats il faut pêcher régulièrement (apprentissage des techniques, des comportements des poissons, etc…), voyager (multiplier les expériences) et accorder beaucoup de son temps libre (pour suivre l’évolution et les mouvements des poissons) pour réussir ses objectifs.

Tout vient avec le temps et les échanges avec d’autres pêcheurs (moins ou plus expérimentés) puisqu’on a tous à apprendre de chacun.

Merci de cet interview et gardez la pêche !

Merci à toi Julien de t’être prêté au jeu, j’espère te rencontrer à nouveau sur l’eau un jour, pourquoi pas en kayak cette fois ?.

Julien Himbert et un joli brochet

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Article by Gilles

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