Immersion avec la SNSM !

Il y a quelques jours, nous avions partagé sur la page Facebook du blog la publicité de la SNSM de Saint-Quay-Portrieux qui est à la recherche de bénévoles.

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L’idée est née de faire un article sur la SNSM.

La SNSM en quelques mots

  • Association loi 1901 reconnue d’utilité publique depuis 1970, la SNSM dépend principalement de la générosité du public pour mener à bien l’ensemble de ses missions sociales : sauver des vies en mer et sur le littoral, former pour sauver, prévenir des risques.
  • Afin de porter secours dans les meilleurs délais à toute personne en danger, les Sauveteurs en Mer se sont dotés d’une organisation spécifique qui allie une vaste couverture géographique des côtes françaises et une coordination centralisée des équipes de terrain.
  • L’action des Sauveteurs en Mer repose sur 7 000 bénévoles opérationnels et volontaires répartis dans 219 stations de sauvetage en France métropolitaine et outre-mer, 259 postes de secours sur les plages et 32 Centres de Formation. Ces acteurs de terrain sont coordonnés par un président bénévole, un siège de 70 salariés renforcés de quelques cadres bénévoles spécialisés, et localement par des cadres bénévoles (environ 1 200) pour renforcer le soutien technique, administratif, logistique, financier et de communication.
  • Chaque département maritime dispose d’un délégué départemental qui représente le président auprès des autorités régionales et assure, pour les stations et centres de formation de sa zone géographique, la coordination de la vie associative, des entraînements, des actions de communication et des appels à la générosité du public.

 

Un association qui vit principalement de dons

Le financement du budget de la SNSM repose essentiellement sur la générosité et la confiance des donateurs privés (82 % des ressources en 2014). […]

La SNSM gère ses ressources de façon rigoureuse :

  • Dans chaque structure locale (stations de sauvetage, CFI, délégations départementales…), les écritures comptables sont enregistrées dans le logiciel comptable de la SNSM par les trésoriers bénévoles (titulaires d’un mandat attribué par le président national). Les trésoriers reçoivent une formation spécifique et appliquent des procédures parfaitement codifiées dans le manuel du trésorier édité par le siège ;
  • Les comptabilités locales sont vérifiées par les comptables du siège de l’association qui sont chargés du contrôle des pièces comptables et de leur imputation dans la comptabilité avant intégration définitive dans le système comptable de la SNSM ;
  • Par ailleurs, les comptabilités locales sont examinées périodiquement à l’occasion d’audits internes organisés par la commission d’audit présidée par le trésorier de l’association.L’émission des reçus fiscaux est de la responsabilité exclusive du siège de l’association, sauf dérogation explicite accordée par ce dernier, en raison de particularité fiscale dans certaines zones outre-mer.

Les comptes de fin d’année sont audités et certifiés par PricewaterhouseCoopers, commissaires aux comptes. Leur rapport annuel est diffusé au Journal Officiel.

Enfin, la SNSM est agréée par le Comité de la Charte. Elle s’engage à suivre des règles fondamentales de déontologie qui repose notamment sur des principes de transparence financière. […] Lire le rapport 2014

 

Un peu d’histoire

La Société Centrale de Sauvetage des Naufragés

Deux évènements dramatiques frappèrent l’opinion publique et vont contribuer à la création de la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés, le 12 février 1865, par l’amiral Rigault de Genouilly : les naufragés de l’Amphitrite le 31 août 1833 au large de Boulogne-sur-Mer et celui de la Sémillante le 15 février 1855 sur un îlot de l’archipel des Lavezzi. Très rapidement, des stations se créent en Bretagne : dès 1865 à Audierne et Saint-Malo; à Groix, Roscoff et Ouessant en 1866 et au Conquet et sur l’île de Sein en 1867.

La Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons

En 1873, à l’instigation d’Henri Nadault de Buffon, arrière-petit-neveu du grand naturaliste et avocat général à Rennes, crée la Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons. Dans la formulation de ce que l’on appelle aujourd’hui le projet associatif, son fondateur précise que « cette œuvre est à la fois une institution de sauvetage et de sauveteurs et une société de bienfaisance, de moralisation et d’encouragement au bien» Dès lors cette association apparaît comme une société de secours mutuel avant de s’intéresser à la création de postes de secours, d’abord au bénéfice des quatre départements bretons avant d’essaimer sur tout le littoral.
À l’heure où les bains de mer connaissent une grande vogue, le doris ou le canot HSB monté par un retraité de la Marine Nationale fait très vite partie du décor. Malgré leurs petits moyens, les HSB, très proches des personnes, suscitent un capital de sympathie très important et leur souvenir reste très fort aujourd’hui encore, en Bretagne.

La genèse de la SNSM en 1967

À la sortie de la seconde guerre mondiale tout est à reconstruire. Parallèlement, les métiers de la mer reprennent de l’essor et les loisirs nautiques se développent. Les deux sociétés dont les buts sont similaires ne peuvent plus répondre efficacement aux besoins sur l’ensemble du littoral français. Ainsi, à la demande des pouvoirs publics, la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés et la Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons fusionnent en 1967 pour donner naissance à la Société Nationale de Sauvetage en Mer. L’Amiral Amman est le premier président de la toute nouvelle SNSM.

Créée sous la forme d’une association loi 1901, la SNSM, dont la vocation première est de secourir bénévolement et gratuitement les vies humaines en danger en mer et sur les  côtes, sera reconnue d’utilité publique en 1970. Elle est aujourd’hui présidée par Xavier de la Gorce.

Une matinée d’entrainement à leur cotés

Vincent est passionné de pêche et depuis deux ans il a rejoint la station SNSM d’Erquy. Une véritable vocation et un engagement au quotidien pour sauver des vies. Alors, quand je lui ai demandé si on pouvait venir faire un article sur la station, il était ravi de nous inviter lors d’une matinée d’entraînement.

La station d’Erquy  c’est 29 bénévoles : 4 équipes de 6, plus 5 patrons qui supervisent le tout .  Des plannings de permanence et d’astreinte sont établis à l’avance.  Les entraînements ont lieu tout les dimanches de novembre à avril. Tout l’équipement est alors vérifié et les différentes procédures sont vues et revues afin d’être prêt en cas d’intervention et que ces gestes deviennent des automatismes pour tous.

Le récit de notre journée :

8h15 Arrivée à la station et rencontre avec l’équipe du jour.

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La station de l’équipe de la SNSM d’Erquy

 

Autour d’un café, Vincent nous explique le fonctionnement de la station. Peu à peu le reste de l’équipe du jour arrive et s’équipe pour la matinée.

A bord de la vedette

9h00 Arrivée sur le ponton où est stationné la vedette.

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La vedette de la station SNS 201

 

Et une vedette comme ça, elle en a sous le capot ! Vincent nous fait visiter toute la vedette en passant par la salle des machines ou sont stockés les deux moteurs de 420 chevaux qui tournent avec du gasoil ! Et pour l’autonomie ce sont 2 réservoirs de 400 litres !

D’ailleurs pour la salle des machines j’ai un peu regretté de faire 2 mètres 😉

Il y a cinq ans , au moment de l’achat de la vedette, elle valait 450 000 euros… Aujourd’hui si vous voulez vous payer un joujou comme ça, il faudra débourser 700 000 euros !! D’ailleurs pour le financement d’une vedette, la somme est divisé en quatre : 25 % par la station, 25 % par le siège de la SNSM, 25 % par le département et 25 % par la région.

Coté carburant c’est plus de 5000 € par an !

La consommation de carburant est une grosse partie du budget...
La consommation de carburant est une grosse partie du budget…

 

La station a un budget de fonctionnement qui tourne autour de 30000 euros par an, 70% de cette somme est récoltée grâce au dons, 25 % grâce aux actions menées par les membres de la station (loto, brocante, repas dansant  etc…) les 5% restant sont les subventions de la ville….

Les stations de sauvetage SNSM sont des entités locales rattachées à l’association nationale SNSM qui est une association loi 1901 reconnue d’utilité publique.Grâce à cela, les stations ont la possibilité de délivrer un reçu fiscal aux donateurs qui peuvent ainsi déduire 66 % de la somme donnée de leurs impôts. En gros pour un don de 100 euros après abattement cela vous reviendra 34 € ….

A bord, le poste de pilotage est plutôt impressionnant !

La cabine de pilotage, avec de nombreux instruments de navigation et de communication
La cabine de pilotage, avec de nombreux instruments de navigation et de communication

Après ces quelques informations, revenons à nos exercices..

Premier test du jour : La motopompe

Motopompe

Cette unité mobile permet ,grâce a son moteur thermique, de pomper de l’eau et de la rejeter en cas de voie d’eau sur un bateau.  Avant la mise en marche de l’appareil il est nécessaire de  remplir sont réservoir d’eau afin de permettre le démarrage du cycle. Pour l’entraînement l’unité est posé sur le ponton et le tuyaux qui permet le pompage de l’eau est directement mis dans le port.  Chacun essaye de la démarrer tour à tour pour savoir le faire en cas de situation réelle.

 

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Un sacré débit !

 

Une fois la pompe nettoyée et rangée, l’équipe teste les divers équipements comme les lunettes de vision nocturne et les vhf.  Pendant ce temps, c’est la mise à l’eau du semi-rigide qui lui est équipée d’un moteur Yamaha 115 chevaux.

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A bord du semi-rigide

Le zodiac est installé sur un ponton qui permet de le mettre à l’eau très rapidement.

Plus léger que la vedette, il arrive plus rapidement sur site lorsqu’il y une intervention.

En cas d’intervention dans des endroits encore plus difficiles d’accès un autre semi rigide est disponible sur la vedette, une rampe permet une mise a l’eau très rapide.

 

Départ de la vedette en mer, le patron du jour pilote la vedette et nous emmène à 800 mètres du ponton pour un exercice de mouillage. Une fois terminé c’est la mise a l’eau du petit semi rigide qui est testée.

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Les deux semi-rigides retournent vers la vedette, l’équipe s’entraîne alors à remonter le petit semi-rigide à bord, Vincent prend les commande du plus gros et nous invite à venir avec lui, j’avais prévus le coup en prenant mon pantalon de kayak étanche et mon gilet, et hop me voila dans le zodiac.

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Et il est content 😉

 

Un homme à la mer !

Direction le large, on ouvre la marche avec le zodiac mais la vedette nous rejoins très vite. Vent soutenus de nord-est la mer est formée. On arrive dans des creux avoisinant les deux mètres ! Le zodiac est bien secoué et je m’accroche comme je peux ! une gosse vague nous éclate dessus et j’avale un peu d’eau bien fraîche ! Trop cool !

On entend la VHF de Vincent “un homme à la mer à l’ouest de la bouée des trois pierres  ! ” L’exercice de sauvetage commence et le zodiac s’élance à  travers les vague pour récupérer le mannequin,  ” Homme, récupéré, en hypothermie,on le frictionne”  annonce Vincent au capitaine de la vedette.

Le radar : le petit bateau vert (a droite de la ligne verticale) c'est le zodiac en exercice à 300 m de nous. La grosse tache jaune représente la côte et les petits points verts sont dûs aux interférence provoqués par la crête des vagues.
Le radar : le petit bateau vert (a gauche de la ligne verticale) c’est le zodiac en exercice à 300 m de nous. La grosse tache jaune représente la côte et les petits points jaunes sont dûs aux interférence provoqués par la crête des vagues.

 

Il est 11h30 et la mer étant bien formé nous retournons sur le Ponton afin de vérifier les trousses de secours, et tout le matériel médical. Le temps de faire le plein du zodiac et tout le monde regagne la station afin de faire le bilan des différents exercices.

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Le mot de la fin

Le président de l’association est présent et nous passons un bon moment à discuter. Il me confie que le plus difficile pour la station est de recruter des nouveaux bénévoles qui soient disponibles assez souvent… Et c’est bien là que se trouve la difficulté ! En plus d’habiter suffisamment prés de la station ( 15 min max en voiture ) il faut être disponible et volontaire !

Bien sur les dons sont également importants et font vivre la station !

Donc, des que vous voyez une boite comme ci dessous il ne faut pas hésiter à les aider ; vous contribuerez ainsi à sauver des vies !

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Vous pouvez aussi envoyer vos dons par chèque directement à la station SNSM de votre choix. Plus d’infos sur les dons
La galerie de photos : (pensez à activer les sous-titres)

Les photos en HD sont sur Google photos

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Article by Julien Lowes

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